Vivre une transhumance

La transhumance est une de ces traditions qui se perdent. Elles ont toujours eu lieu, permettant aux troupeaux d’aller et venir entre pâturages en été et étable en hiver. Mais elles sont de moins en moins nombreuses et commencent à tomber dans le folklore. Raison de plus pour en vivre une au moins une fois !

C’est dans le Mercantour qu’on en verra le plus. Mais il y en a aussi dans les Pyrénées, dans la Drôme près de Die, etc. Elles sont toutes plus ou moins identiques, si ce n’est que le parc national du Mercantour est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La transhumance, c’est une histoire de lève-tôt. Parce que la première chose à faire est de rejoindre le troupeau. Et les troupeaux sont généralement en altitude. Il faut donc grimper et grimper encore. Souvent, on le fait en deux étapes avec une nuit sous tente en mode camping ou dans un gîte.

Une fois arrivé, on comprend que ce ne sera pas une mince affaire. Les troupeaux sont très larges. Généralement plus de 1000 bêtes. Donc 1000 clochettes au cou et énormément de bruit pour accompagner les mugissements… Sans compter les chiens qui surveillent les bêtes.

transhumance
Les transhumances font partie de notre patrimoine et se transforment en souvenirs inoubliables

Puis commence la tranquille descente vers la vallée. Une sensation paisible habite les accompagnants qui traversent les bois, les ruisseaux. On retourne presque en enfance ou dans la vallée de Belle et Sébastien.

La descente ne se fait d’ailleurs pas d’une seule traite et même si l’arrivée est planifiée, impossible de prévoir exactement l’heure à laquelle on arrive vraiment. Car les ruminants avancent à leur aise et ne se presse pas.

Un rythme qui a d’ailleurs le don de nous faire oublier les rythmes serrés de nos journées citadines et qui nous font avoir un pincement au cœur quand on rentre chez soi après cette expérience inoubliable.

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