À 1 700 mètres d’altitude, là où les mélèzes frôlent les premiers névés, la vallée de la Clarée s’ouvre comme une parenthèse oubliée du monde. J’y ai posé le pied pour la première fois en juillet 2024, et je peux vous dire qu’aucune photo ne prépare vraiment à ce spectacle.
Une vallée alpine hors du temps, nichée dans les Hautes-Alpes
La vallée de la Clarée se déploie au nord-est de Briançon, dans le département des Hautes-Alpes (05). Elle longe la rivière éponyme sur près de 20 kilomètres, depuis Névache jusqu’aux abords du col de l’Échelle, à la frontière italienne. Ce n’est pas un circuit touristique balisé façon carte postale : c’est un territoire vivant, préservé, où les hameaux en pierre sèche semblent avoir refusé le passage du temps.
Ce qui frappe d’abord, ce sont les couleurs. En été, les prairies explosent de fleurs sauvages : arnicas dorées, gentianes violettes, anémones pulsatilles. Les sommets dépassent allègrement les 3 000 mètres, dont le pic de Rochebrune culminant à 3 320 mètres, et leurs reflets se découpent dans l’eau translucide de la Clarée. La rivière, d’une limpidité presque irréelle, court entre les lauzes et les rhododendrons avec une énergie tranquille.
Le site bénéficie d’un statut de site classé depuis 1956, ce qui explique l’absence totale de constructions récentes dans le fond de vallée. Pas de télésiège, pas de lotissement. Juste la montagne brute.
Ce que vous pouvez vivre concrètement dans cette vallée secrète
Randonner ici, c’est choisir entre des itinéraires très différents selon votre niveau et vos envies. Voici les activités que je recommande, classées par thématique :
- Randonnée pédestre : le sentier du lac des Cerces (3 à 4 heures aller-retour) offre des panoramas saisissants sur trois lacs glaciaires perchés à 2 603 mètres.
- Baignade naturelle : les vasques de la Clarée, notamment près du hameau des Acles, permettent des bains rafraîchissants dans une eau à environ 14°C en plein été.
- Ski de fond et raquettes : l’hiver, la vallée se transforme en secteur nordique avec 70 kilomètres de pistes balisées.
- Observation de la faune : marmottes, chamois et bouquetins fréquentent les alpages au-dessus de 2 000 mètres.
J’ai personnellement fait la boucle du lac des Cerces un matin de semaine : moins de dix randonneurs croisés en quatre heures. Un luxe rare pour un tel décor alpin.
| Saison | Activité principale | Conditions |
|---|---|---|
| Été (juin-septembre) | Randonnée, baignade | Idéales dès mi-juin |
| Automne (octobre-novembre) | Photographie, couleurs des mélèzes | Lumière dorée remarquable |
| Hiver (décembre-mars) | Ski de fond, raquettes | Enneigement variable selon l’année |
Le village de Névache, seul bourg habité de la vallée, propose quelques gîtes et refuges. La capacité d’hébergement reste volontairement limitée : moins de 500 places au total dans toute la vallée. Ce choix préserve l’atmosphère sauvage qui fait précisément sa réputation parmi les voyageurs aguerris.
Préparer sa visite pour ne rien manquer
La route menant à Névache depuis Briançon (environ 20 kilomètres) se ferme parfois en hiver. Vérifiez les conditions sur le site du Conseil Départemental des Hautes-Alpes avant de partir. En été, arriver tôt le matin évite les rares embouteillages sur l’unique route d’accès.
Emportez impérativement de quoi vous couvrir : même en juillet, le thermomètre peut dégringoler sous les 10°C dès que le soleil bascule derrière les crêtes. Et surtout, résistez à l’envie de tout faire en une journée. Cette vallée alpine mérite au minimum deux nuits pour être vraiment ressentie.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




