Plus paisible que Cassis, moins connue que La Ciotat : cette calanque est l’un des plus beaux secrets de la Méditerranée

Bateau amarré dans une calanque aux eaux turquoise et falaises calcaires

Entre Marseille et Toulon, le littoral provençal cache des trésors que même les habitués de la côte ignorent. La calanque de Figuerolles, à La Ciotat, en est l’exemple parfait : nichée entre deux falaises calcaires, elle reçoit chaque année bien moins de visiteurs que les calanques de Cassis, pourtant distantes de seulement 12 kilomètres. J’y suis arrivée un matin de septembre, et j’ai compris immédiatement pourquoi certains voyageurs gardent jalousement ce secret.

Figuerolles, la calanque qui mérite le détour

Le sentier qui descend vers Figuerolles depuis le parking du belvédère prend environ 20 minutes à pied. Rien de technique, mais suffisamment dissuasif pour filtrer la foule. En bas, une petite plage de galets fins borde une eau d’un bleu-vert presque irréel. Les parois rocheuses, sculptées par l’érosion marine, forment des surplombs naturels qui donnent l’impression d’un amphithéâtre minéral fermé sur lui-même.

Ce qui rend ce lieu vraiment singulier, c’est l’atmosphère. Pas de ponton commercial, pas de location de kayaks bruyante. Juste le bruit des vagues sur les galets et quelques voiliers au mouillage. Les locaux que j’ai croisés m’ont confié venir là depuis des années, précisément parce que l’endroit reste épargné par le tourisme de masse.

Voici ce qui distingue concrètement Figuerolles des spots voisins :

  • Accès exclusivement pédestre depuis la côte, ce qui limite la fréquentation
  • Eau cristalline idéale pour le snorkeling, avec une visibilité souvent supérieure à 10 mètres
  • Pas de surveillance de baignade en haute saison, donc une fréquentation naturellement régulée
  • Environnement protégé par le site classé du cap de l’Aigle

Comparée à Cassis, qui accueille plusieurs centaines de milliers de touristes chaque été selon les chiffres de l’Office de Tourisme local, Figuerolles permet de vivre une expérience radicalement différente. On ne cherche pas ici à « faire » une calanque : on s’y installe, on s’y attarde, on oublie l’heure.

Quand et comment organiser votre visite à cette calanque secrète

J’ai testé plusieurs créneaux horaires. Le verdict est sans appel : arriver avant 9h30 en juillet-août change tout. La lumière rasante du matin transforme la roche ocre en or, et vous profitez d’une heure de tranquillité absolue avant l’arrivée des premiers groupes.

Période Fréquentation Conseil
Mai-juin Faible Idéal, eau encore fraîche mais cadre préservé
Juillet-août Modérée à forte Arriver tôt le matin ou en fin d’après-midi
Septembre-octobre Très faible La meilleure période, eau encore chaude (22°C environ)

Pour rejoindre Figuerolles depuis La Ciotat, comptez moins de 10 minutes en voiture depuis le centre-ville, puis le sentier pédestre. Aucun restaurant ni buvette sur place : emportez votre pique-nique. C’est d’ailleurs cette absence d’infrastructure commerciale qui préserve le caractère sauvage et authentique de la calanque.

Si vous souhaitez combiner cette halte avec d’autres découvertes, le sentier du littoral relie Figuerolles à la pointe du Bec de l’Aigle sur environ 4 kilomètres. Un prolongement idéal pour comprendre pourquoi ce tronçon côtier entre La Ciotat et Cassis reste l’un des plus préservés du Var et des Bouches-du-Rhône réunis.

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