Mers-les-Bains attire chaque année des dizaines de milliers de visiteurs, pourtant peu de Français la connaissent vraiment. Cette petite station normando-picarde, coincée entre falaises crayeuses et estuaire de la Bresle, offre quelque chose que Deauville ne peut plus donner : une vraie sensation de bout du monde.
J’y ai posé mes valises un mardi de juin, quasiment seule sur la plage. Pas de parasols loués à prix d’or, pas de planches bondées, pas de villas ostentatoires en vitrine. Juste deux kilomètres de galets et de sable fin qui s’étirent face à la Manche, avec la silhouette du Tréport en arrière-plan.
Mers-les-Bains, la station balnéaire sauvage qui résiste au tourisme de masse
Ce qui distingue immédiatement Mers-les-Bains de Deauville, c’est l’architecture. Ici, pas de palaces Belle Époque reconvertis en hôtels de luxe à 400 euros la nuit. Les façades sont celles de villas 1900 aux bow-windows colorés, classées pour certaines, encore habitées pour d’autres. Le quartier balnéaire compte plus de 150 villas labellisées Patrimoine du XXe siècle, ce qui en fait l’un des ensembles architecturaux les mieux préservés de la côte picarde.
La plage elle-même impose un rythme différent. Elle descend en pente douce vers la mer, large, aérée, sans barrière commerciale. En dehors du mois d’août, vous pouvez marcher vingt minutes sans croiser personne. C’est ce silence particulier, ponctué seulement par le bruit des vagues et des mouettes, qui m’a convaincue de revenir.
| Critère | Mers-les-Bains | Deauville |
|---|---|---|
| Fréquentation estivale | Modérée | Très élevée |
| Type de plage | Galets et sable, préservée | Sable, très aménagée |
| Prix moyen hébergement/nuit | 65-90 € | 180-350 € |
| Ambiance générale | Authentique, familiale | Mondaine, huppée |
La ville voisine, Le Tréport, accessible à pied en traversant simplement la Bresle, complète l’expérience avec son port de pêche actif et ses restaurants de poisson. Deux stations, deux ambiances, une seule promenade.
Accéder à Mers-les-Bains et organiser son séjour sur la côte d’Albâtre
Depuis Paris, le trajet en voiture via l’A16 prend environ deux heures depuis la Porte de la Chapelle. En train, la ligne Paris-Nord jusqu’à Eu, puis une correspondance ou un taxi, couvre la distance en moins de deux heures trente. Ce n’est pas la destination la plus simple d’accès, ce qui explique précisément pourquoi elle est restée préservée.
Voici ce que je recommande de planifier avant de partir :
- Réserver un logement en villa ou chambre d’hôtes dans le quartier balnéaire historique
- Prévoir une randonnée sur les falaises de craie entre Mers et Ault
- Visiter le marché du Tréport le samedi matin pour les produits locaux
- Se renseigner sur les horées (grandes marées) qui transforment radicalement le paysage
Les amateurs de patrimoine iront flâner du côté de la rue du Maréchal-Joffre pour observer les bow-windows sculptés. Les familles apprécieront la relative douceur de l’eau en juillet, autour de 18 à 20 °C selon les années. Et les photographes, eux, reviendront systématiquement au coucher du soleil quand la falaise vire à l’ocre et que la mer prend des teintes de mercure.
Mers-les-Bains vaut le détour précisément parce qu’elle n’a pas cherché à plaire à tout le monde. C’est sa plus grande qualité, et probablement ce qui vous donnera envie d’y retourner avant même d’en être parti.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




