À 83 kilomètres de Marseille, nichée entre les pins parasols et le bleu profond de la Méditerranée, la plage de l’Estagnol m’a coupé le souffle dès le premier regard. L’eau y prend des teintes turquoise et émeraude qui évoquent instantanément les lagons des Caraïbes, pourtant nous sommes bien dans le Var, sur la presqu’île de Giens. Ce site naturel préservé fait partie du domaine du Conservatoire du Littoral depuis 1979, ce qui explique sa beauté intacte.
Un lagon varois d’une beauté saisissante
Ce qui frappe en premier, c’est la couleur de l’eau. Pas un bleu uniforme et quelconque : une palette qui glisse du vert céladon vers l’azur intense selon la profondeur, avec des reflets dorés quand le soleil de juillet tape en plein milieu de journée. Le sable blanc et fin contraste avec les rochers calcaires gris-rosé qui encadrent la baie. Difficile de ne pas sortir son appareil photo toutes les cinq minutes.
La plage s’étend sur environ 200 mètres de longueur et se divise en deux anses distinctes, séparées par un petit promontoire rocheux. Cette configuration naturelle crée un effet de baie fermée qui amplifie la transparence de l’eau, exactement comme dans un vrai lagon tropical. La faible profondeur côté rivage, combinée à un fond de sable blanc, donne cette couleur turquoise si caractéristique.
Voici ce qui distingue l’Estagnol de la majorité des plages varoises :
- Une eau cristalline visible jusqu’à 8 mètres de profondeur par beau temps
- Un site protégé, donc sans constructions ni commerces bétonnés
- Une faune sous-marine riche : posidonies, sars, girelles et murènes
- Une fréquentation plus douce qu’à Porquerolles, car l’accès reste difficile
Comment rejoindre ce coin de paradis méditerranéen
L’accès mérite quelques précisions, car c’est là que tout se joue. La plage de l’Estagnol se trouve sur la commune de Hyères, dans le Var (83), à l’extrémité de la presqu’île de Giens. Pour y accéder depuis le parking payant du Pradeau, il faut compter environ 25 minutes de marche sur un sentier du littoral balisé. Je recommande des chaussures adaptées car certains passages sur rochers peuvent surprendre.
| Moyen d’accès | Durée estimée | Difficulté |
|---|---|---|
| Marche depuis le parking du Pradeau | 25 min | Modérée |
| Kayak depuis la plage de l’Almanarre | 45 min | Sportive |
| Bateau privé ou voilier | Variable | Facile |
La meilleure période pour visiter ce joyau littoral varois s’étend de mi-mai à fin juin, avant l’afflux estival de juillet-août. L’eau atteint déjà 20-22°C, la lumière reste magnifique en fin de journée et les sentiers restent relativement calmes.
Sur place, les activités ne manquent pas : plongée en apnée dans les herbiers de posidonie, randonnée sur le sentier du littoral qui longe toute la presqu’île, ou simplement flâner en observant les voiliers qui mouillent à quelques encablures. Certains matins d’été, j’ai vu des dauphins passer au large depuis la pointe rocheuse. Un spectacle que ni une photo ni un récit ne peuvent vraiment retranscrire fidèlement.
Une dernière chose si vous prévoyez de venir : aucune restauration n’est disponible sur place, le site étant protégé. Prévoyez votre pique-nique, de l’eau en quantité et arrivez tôt pour profiter de la lumière du matin sur ces eaux turquoise avant que la foule ne s’installe.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




