Le lac d’Aiguebelette, niché en Savoie à une trentaine de kilomètres de Chambéry, m’a littéralement coupé le souffle la première fois que je l’ai découvert. Avec ses 540 hectares de surface et une eau d’un turquoise presque irréel, il figure parmi les rares lacs naturels de France où la baignade reste agréable sans combinaison dès juin. Pourtant, très peu de voyageurs en parlent.
Sa réputation confidentielle tient à sa géographie. Encerclé par les contreforts du massif de l’Épine, il reste invisible depuis les grands axes routiers. Pas de panneau spectaculaire sur l’A43, pas de campagne publicitaire nationale. On y arrive presque par hasard, ou sur recommandation d’un habitant qui préfère garder le secret.
Un joyau alpin que la foule n’a pas encore envahi
Ce qui me frappe à chaque passage à Aiguebelette-le-Lac, c’est cette impression de transparence absolue. L’eau atteint par endroits une clarté de 6 à 7 mètres de profondeur visible à l’oeil nu depuis une barque. Les moteurs thermiques sont interdits sur le plan d’eau depuis 1967, ce qui explique ce silence presque incongru pour un lac aussi accessible.
La palette chromatique change selon l’heure du jour. Le matin, les reflets argentés du massif de l’Épine se découpent sur une surface miroir. En fin d’après-midi, les îles du Grand Réchet et du Petit Réchet virent à l’ocre doré, comme deux sentinelles végétales posées au milieu du lac.
Voici les activités phares que je vous recommande :
- La randonnée du tour du lac (environ 18 km, niveau accessible)
- Le canoë ou le kayak de mer depuis la base nautique de Saint-Alban-de-Montbel
- La baignade sur les plages naturelles de Lépin-le-Lac
- L’observation ornithologique au nord du plan d’eau, fréquenté par les grèbes huppés
L’interdiction des bateaux à moteur crée une ambiance que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs en Savoie. Pas de remous, pas de nuisances sonores. Juste le clapotis de l’eau et le vol bas des aigrettes.
Pratique : quand venir et comment organiser son séjour
Le lac d’Aiguebelette se mérite à la bonne saison. Entre mi-juin et fin août, la température de l’eau oscille autour de 24°C en surface, ce qui en fait l’un des lacs les plus chauds de France à cette altitude. C’est une particularité que beaucoup ignorent.
| Période | Intérêt principal | Affluence |
|---|---|---|
| Avril – Mai | Randonnée, nature éveillée | Très faible |
| Juin – Août | Baignade, sports nautiques | Modérée à élevée |
| Septembre – Octobre | Lumières d’automne, calme absolu | Très faible |
Je préfère y aller en septembre. Les lumières rasantes du début d’automne habillent les crêtes d’un manteau rougeoyant, les plages se vident et les prix de l’hébergement baissent nettement. Les villages riverains comme Novalaise et Lépin-le-Lac retrouvent leur rythme tranquille.
Pour dormir sur place, les gîtes et chambres d’hôtes autour du lac proposent des tarifs bien inférieurs à ceux pratiqués sur les rives du lac d’Annecy, parfois deux fois moins chers pour une qualité comparable. Une bonne raison de prolonger l’étape plutôt que de passer en coup de vent.
Si vous cherchez à dépasser les sentiers balisés du tourisme alpin classique, Aiguebelette mérite vraiment qu’on lui consacre au moins deux nuits. La nature y fait tout le travail, et elle le fait bien.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




