Le Festival d’Hyères reconnaît une mode décalée

Quand on parle de mode, les premiers noms qui viennent à l’esprit sont ceux des grands créateurs et de grandes marques. Mode rime alors avec luxe ; mais cette association est-elle obligatoire ? Pas si sûr.

C’est en tout cas ce qu’on a pu comprendre en observant le festival d’Hyères. Même s’il ne s’agit pas du plus prestigieux, il a tout de même le mérite d’attirer des noms connus et de drainer les foules, même si c’est plus compliqué à l’heure actuelle.

La paisible Hyères accueille un festival de mode

Ce qu’on peut en retenir, c’est le nom de trois créateurs hors-normes. Hors-normes, car ils prennent la mode à contre-pieds et tentent de faire ressentir l’élégance et la classe d’objets banals.

Ainsi, on retrouve Tom Van der Borght, un créateur belge dont la griffe est la récupération d’objets destinés à être jetés. Mais surtout, il faut oser le porter, car les couleurs sont criardes : orange fluo ou bleu électrique, on ne passe pas inaperçu. Parmi les pièces présentées, il y a le pull fabriqué à partir de tiges plastiques ou encore un manteau en fourrure végétale.

Seconde découverte, les frère et sœur Ddiddue et Juana Etcheberry. Leur conception de la mode implique de détourner des objets et de leur donner une seconde vie. Typiquement, ils interceptent des objets jetés et voués à l’enfouissement ou l’incinération. Bottes en caoutchouc ou vieilles toiles de parapente, tout est carburant de l’imagination et permet de réinventer sans cesse les mêmes pièces.

Pour leur donner un style qui est propre à la fratrie, ils utilise les surpiqûres dans un style japonais ; sorte de marque de fabrique.

Et si cela devait prêter à sourire, il faut aussi souligner que la maison Hermès leur a décerné un prix. Preuve que la mode s’intéresse à tout.

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