Brigitte Bardot : que devient son fils unique Nicolas Charrier

Portrait d'un homme aux cheveux bouclés dans un café urbain

Nicolas-Jacques Charrier, fils unique de l’icône du cinéma français Brigitte Bardot, célèbre son 65ème anniversaire cette année. Né en 1960 de l’union avec l’acteur Jacques Charrier, il a construit une existence discrète en Norvège, loin du tumulte médiatique. Leur relation mère-fils, marquée par un traumatisme initial et une réconciliation tardive, s’achève tragiquement en 2025. Orphelin après avoir perdu ses deux parents la même année, Nicolas incarne aujourd’hui l’héritage familial d’une légende tout en préservant jalousement sa vie privée avec ses filles et ses arrière-petits-enfants norvégiens.

Une enfance marquée par une relation maternelle douloureuse

Le 11 janvier 1960, la naissance de Nicolas devient un événement national hors norme. Je trouve enchantant que des photographes se soient déguisés en médecin pour capturer ce moment. Une chambre d’accouchement installée dans la maison familiale, des paparazzis derrière chaque fenêtre : voilà le décor surréaliste qui accueille ce nouveau-né.

BB n’avait jamais souhaité devenir mère. Elle vit cette maternité comme un véritable cauchemar. Son bébé hurle dès qu’elle l’approche, et elle avoue ne pas savoir comment s’occuper de lui. L’avortement reste interdit à l’époque, et Jacques Charrier refuse catégoriquement cette option. L’actrice subit une pression familiale et sociale intense, prisonnière de sa célébrité.

Le couple, marié le 18 juin 1959 à Louveciennes, se sépare rapidement. Le divorce est prononcé le 30 janvier 1963, à peine trois années après la naissance de l’enfant. Jacques Charrier obtient la garde et élève Nicolas avec sa nouvelle épouse France Louis-Dreyfus, loin des projecteurs. Durant les années 70, quelques visites estivales à la Madrague à Saint-Tropez permettent des retrouvailles fugaces entre père et fils dans l’univers de BB.

Le procès de 1996 qui a brisé définitivement les liens

En 1996, la publication des mémoires « Initiales BB » provoque un séisme familial. L’actrice compare sa grossesse à « une tumeur qui s’était nourrie d’elle ». Ces mots me glacent encore aujourd’hui. Elle déclare être devenue mère exactement quand il ne fallait pas, créant deux malheureux : son fils et elle-même.

Nicolas et son père débarquent dans les bureaux de Paris Match tard un soir, juste avant le bouclage du magazine. Le fils arrache toutes les pages concernant leur famille. Cette scène spectaculaire révèle la douleur profonde causée par ces révélations publiques. L’intervention désespérée illustre l’urgence de protéger leur intimité bafouée.

Le procès pour violation de la vie privée tourne en faveur de Nicolas et Jacques. BB se voit condamnée à verser 250 000 francs de dommages et intérêts. Toutefois, les passages incriminés restent dans l’ouvrage. Cette victoire judiciaire marque une rupture durable avec l’univers Bardot. Suite à ce conflit, l’actrice promet à Nicolas de ne plus jamais évoquer leur relation dans ses interviews. Nicolas et Jacques Charrier ne se reverront plus jamais après ce procès traumatisant.

Une vie familiale construite loin des projecteurs en Norvège

Le 27 septembre 1984, Nicolas épouse Anne-Line Bjerkan à Béhoust, dans les Yvelines. Ce mannequin norvégien devient sa compagne de vie. BB n’est pas invitée au mariage, confirmant la distance entre mère et fils. Cette absence symbolise douloureusement leur relation complexe.

Le couple accueille deux filles : Anna née en 1985, aujourd’hui âgée de 38 ans, et Théa née en 1990, qui en compte 33. La famille s’installe définitivement en Norvège, choisissant une existence paisible loin du monde médiatique français. Nicolas mène plusieurs carrières comme acteur, producteur et peintre. Sa dernière exposition française date de 2012, mais ces activités artistiques sont désormais abandonnées.

Anna et Théa donnent naissance à trois garçons, faisant de BB une arrière-grand-mère. Ces arrière-petits-enfants ne parlent que norvégien et peinent à communiquer avec leur aïeule française. Le couple Charrier-Bjerkan cultive une discrétion absolue, totalement absent des médias contemporains et protégeant farouchement son intimité familiale.

Un apaisement tardif entre mère et fils avant les deuils de 2025

Après quinze années de conflit, Nicolas enterre la hache de guerre avec sa mère. Les réconciliations suivent différentes étapes progressives :

  • Échanges de lettres et de cadeaux pour Noël et la nouvelle année
  • Envoi de bouteilles de champagne par BB à son fils
  • Visites annuelles à la Madrague, seul ou accompagné
  • Appels téléphoniques réguliers maintenant le lien familial

En 2018, BB confie à Var Matin que leurs relations se sont apaisées. Elle explique aimer Nicolas d’une manière spéciale. Il lui ressemble, même si physiquement il tient beaucoup de son père. Ses mimiques, gestes et façon de parler demeurent très Charrier. En 2022, elle évoque un lien apaisé durant les dernières années de sa vie.

L’année 2025 s’avère tragique. Jacques Charrier décède le 4 septembre, un sujet dont BB refuse de parler. Elle s’éteint à son tour le 28 décembre. Nicolas devient orphelin à 65 ans, perdant ses deux parents en quelques mois. L’héritage maternel, soit la moitié du patrimoine selon la loi française, devrait lui revenir. Aucune information ne circule sur sa présence aux obsèques prévues le 7 janvier à Saint-Tropez, préservant jusqu’au bout sa discrétion légendaire.