Cette vallée secrète des Alpes est un véritable paradis pour les amateurs de paysages grandioses

Chalet isolé dans une vallée alpine avec montagnes enneigées et ruisseau

Nichée entre les massifs du Briançonnais et de l’Écrins, la vallée de la Clarée m’a littéralement coupé le souffle dès le premier virage. Des alpages d’un vert intense, des sommets dépassant les 3 000 mètres d’altitude, une rivière qui scintille entre les mélèzes… Je comprenais immédiatement pourquoi ce territoire, classé site naturel remarquable, reste l’un des coins les moins fréquentés des Alpes françaises.

Une vallée alpine préservée aux paysages spectaculaires

La Clarée s’étend sur environ 25 kilomètres au nord-est de Briançon, dans les Hautes-Alpes. Contrairement aux stations voisines saturées de remontées mécaniques, ici, pas de béton ni de câbles défigurant l’horizon. Les villages de Névache, Val-des-Prés et Plampinet semblent figés dans une autre époque, avec leurs maisons en pierre et leurs toits de lauzes.

Ce qui frappe d’abord, c’est la lumière. En été, elle rebondit sur la rivière Clarée en milliers de reflets argentés, tandis que les rhododendrons en fleurs tapissent les pentes d’un rose presque irréel. J’ai traversé des prairies parsemées d’arnicas, longé des cascades qui dégringolent depuis des parois verticales. Chaque détour de sentier révèle un nouveau tableau.

Les ornithologues et naturalistes trouveront également leur bonheur : le tétras-lyre, l’aigle royal et le chamois peuplent ces versants avec une aisance déconcertante. La faune y est préservée grâce au statut de zone Natura 2000 qui protège l’ensemble du périmètre.

Caractéristique Détail
Altitude du village de Névache 1 600 m
Point culminant accessible Col de la Clarée (2 830 m)
Distance depuis Briançon 25 km environ
Meilleure période de visite Juin à septembre

Comment accéder à ce paradis alpin et organiser sa visite

Depuis Briançon, une seule route remonte la vallée : la D994G. Elle longe la rivière sur toute sa longueur et se termine en cul-de-sac à l’entrée du parc, ce qui limite naturellement la circulation automobile. Je conseille vivement de garer le véhicule au parking de Névache-les-Gîtes et de continuer à pied ou à vélo.

Pour organiser votre séjour, voici les options d’hébergement les plus adaptées :

  • Gîtes d’étape et chambres d’hôtes dans le village de Névache
  • Camping municipal au bord de la rivière Clarée
  • Refuge du Chardonnet, accessible après 2h30 de marche
  • Location saisonnière dans les hameaux environnants

La période parfaite se situe entre mi-juin et fin août, lorsque les cols sont dégagés et les prairies en pleine floraison. En septembre, les mélèzes virent à l’or et offrent un spectacle différent, presque plus saisissant encore. J’y suis retournée en octobre : la foule avait disparu, le silence était absolu, les sommets déjà saupoudrés de neige fraîche.

Une journée suffit pour une initiation, mais trois jours minimum permettent d’visiter les sentiers les plus remarquables comme la boucle des lacs Laramon ou la montée vers le col de la Petite Blanche. Le Parc naturel régional du Queyras, voisin immédiat, peut compléter l’itinéraire pour une semaine de randonnée cohérente.

Un dernier conseil pratique : téléchargez les cartes IGN avant le départ, car le réseau mobile reste très aléatoire au-delà de Névache. Partir préparé fait toute la différence pour profiter pleinement de cette vallée d’exception, sans mauvaise surprise au cœur des alpages.

Cette vallée secrète des Alpes est un véritable paradis pour les amateurs de paysages grandioses