Je vous avoue que découvrir Essaouira fut l’une de mes plus belles surprises lors de mes pérégrinations marocaines. Cette perle atlantique m’a littéralement conquise dès mes premiers pas dans ses ruelles pavées, loin des foules qui envahissent les destinations plus célèbres du royaume chérifien.
Les remparts ocre qui ceinturent la médina se dressent majestueusement face à l’océan, fouettés par les vents alizés qui font danser les mouettes au-dessus des bastions portugais. L’architecture défensive du XVIIIe siècle, œuvre de l’ingénieur français Théodore Cornut, créée un contraste saisissant avec l’horizon infini de l’Atlantique.
Une médina préservée aux charmes authentiques
Contrairement aux souks bondés que j’ai pu parcourir ailleurs, la médina d’Essaouira respire la sérénité. Ses artères géométriques, tracées selon un plan hippodamien rare au Maroc, facilitent mes déambulations entre les échoppes d’artisans. Je m’arrête souvent devant les marqueteurs de thuya, ce bois précieux endémique de la région, dont les effluves résineuses embaument les ateliers.
Les façades blanches et bleues des riads créent une harmonie chromatique apaisante, rappelant les influences portugaises qui ont marqué cette ancienne Mogador. Dans les galeries d’art qui parsèment la médina, je découvre les œuvres d’artistes locaux et internationaux, attirés par cette lumière particulière que seule la côte atlantique sait offrir.
Les prix pratiqués dans les souks restent raisonnables comparés aux standards des destinations touristiques majeures. Je négocie tranquillement mes achats avec des commerçants moins pressants, dans une atmosphère détendue qui favorise les échanges authentiques.
Le port de pêche, théâtre d’un spectacle quotidien intéressant
Chaque matin, je me rends au port de pêche pour assister au retour des barques bleues chargées de sardines argentées. Les chalutiers colorés dansent sur la houle tandis que les pêcheurs déchargent leurs filets sous les cris des mouettes gourmandes. Cette activité halieutique séculaire transforme le port en véritable théâtre à ciel ouvert.
Sur les étals improvisés, je contemple les étalages de poissons fraîchement pêchés : daurades dorées, bars luisants, rougets écarlates. Les restaurateurs du port grillent immédiatement ces trésors marins sur leurs braseros, diffusant des arômes irrésistibles qui me mettent l’eau à la bouche.
| Activité | Meilleur moment | Durée conseillée |
|---|---|---|
| Retour des pêcheurs | 6h-8h | 1 heure |
| Vente aux enchères | 8h-10h | 30 minutes |
| Dégustation poisson grillé | 12h-14h | 1 heure |
Des plages sauvages battues par les vents du large

Les plages d’Essaouira s’étendent sur des kilomètres, offrant un spectacle grandiose où se mêlent sable doré et écume blanche. Les kitesurfers colorés virevoltent dans les airs, portés par les vents constants qui font de cette côte un paradis des sports nautiques.
Je me promène souvent vers Diabat, ce village côtier où Jimi Hendrix séjourna dans les années 1960. Les vestiges du Borj El Baroud émergent des dunes comme un mirage, témoins silencieux d’un passé révolu. Cette atmosphère bohème imprègne encore les lieux, attirant musiciens et artistes du monde entier.
Voici les activités incontournables que je recommande :
- Balade à cheval ou à dos de dromadaire sur la plage
- Session de kitesurf ou windsurf selon votre niveau
- Exploration des îles Purpuraires à marée basse
- Coucher de soleil depuis les remparts de la Scala
Cette destination marocaine authentique continue de préserver son âme, loin des circuits touristiques de masse, offrant une expérience voyage unique où tradition et modernité s’harmonisent naturellement.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂



