Sanary-sur-Mer compte environ 17 000 habitants à l’année, mais chaque été, ses quais de pêche colorés voient défiler bien plus de visiteurs que par le passé. J’ai découvert ce port varois presque par hasard, en cherchant une alternative aux terrasses bondées de Saint-Tropez et aux parkings saturés de Sainte-Maxime. Ce que j’ai trouvé m’a décidé à y revenir chaque saison.
Sanary-sur-Mer : l’élégance discrète d’un port varois authentique
Posée entre Toulon et Bandol, à seulement 25 kilomètres à l’ouest de Toulon, cette station balnéaire du Var cultive une atmosphère que peu de villages méditerranéens parviennent encore à préserver. Les maisons peintes en ocre et en jaune pâle se reflètent dans le port, les barques de pêcheurs glissent au petit matin sur une eau turquoise, et les platanes centenaires ombragent les terrasses du marché du jeudi. Pas de yacht ostentatoire, pas de file interminable pour entrer dans un restaurant.
Sanary doit une partie de sa notoriété à un chapitre inattendu de son histoire : dans les années 1930, l’écrivain Thomas Mann et de nombreux intellectuels allemands en exil y ont séjourné, fuyant le régime nazi. Ce passé culturel singulier transparaît dans une certaine dignité du lieu, loin du strass tropézien.
Ce qui frappe aussi, c’est la diversité des activités proposées :
- Plongée sous-marine sur les fonds rocheux de la baie
- Balades en kayak vers les calanques de la Pointe de la Cride
- Visite du marché provençal, réputé parmi les plus beaux du Var
- Excursions vers les îles du Frioul ou l’île des Embiez toute proche
Le marché du jeudi matin, installé sur le port depuis des décennies, propose des étals de fromages de brebis, d’huiles d’olive locales et de savons artisanaux. L’odeur de la lavande mêlée à celle du poisson frais constitue un souvenir olfactif que je retrouve chaque année avec un plaisir intact.
Pourquoi cette destination varoise séduit de plus en plus de voyageurs
Le contraste avec ses voisines est saisissant. À Saint-Tropez, une nuit en hôtel 3 étoiles dépasse régulièrement 300 euros en juillet. À Sanary, le même confort se négocie autour de 120 à 150 euros, avec vue sur le port pour les plus chanceux. Cette accessibilité tarifaire attire une clientèle en quête d’authenticité plutôt que de prestige.
| Critère | Saint-Tropez | Sainte-Maxime | Sanary-sur-Mer |
|---|---|---|---|
| Prix moyen nuit/hôtel (juillet) | 300 € et plus | 180-220 € | 120-150 € |
| Ambiance générale | Festive, huppée | Familiale, animée | Paisible, authentique |
| Accès en train | Non direct | Non direct | Gare à 2 km |
La gare SNCF de Sanary-Bandol, à deux kilomètres du centre, permet de rejoindre Marseille en moins d’une heure. Ce détail logistique change tout pour un voyageur sans voiture, là où Sainte-Maxime oblige souvent à louer un véhicule.
Pour planifier votre séjour, réservez au minimum trois semaines à l’avance pour août : les hébergements partent vite, et les locations de vélos ou de kayaks affichent complet dès la mi-juillet. Arriver en juin ou en septembre offre la même lumière dorée provençale, mais avec une tranquillité presque insulaire. C’est ma saison de prédilection pour étudier les criques à pied, sans partager le sentier côtier qu’avec quelques mouettes et l’horizon.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




