Je me souviens encore de cette traversée en ferry, quand j’ai quitté l’agitation touristique de Santorin pour rejoindre une terre que peu de voyageurs prennent le temps de découvrir. Amorgos émerge des flots comme un secret bien gardé, avec ses falaises abruptes plongeant dans une mer d’un bleu profond. Les villages cycladiques s’accrochent aux pentes rocheuses, leurs maisons blanches rehaussées de volets bleus délavés par le soleil et les embruns. Contrairement à Mykonos où les boutiques de luxe ont remplacé l’âme authentique des lieux, ici, je croise encore des habitants qui discutent sur les placettes ombragées, sous les tamaris centenaires.
Une authenticité préservée loin des circuits touristiques
Dès mon arrivée au port de Katapola, j’ai compris que cette île grecque avait conservé son caractère originel. Les tavernes familiales bordent le front de mer, sans enseigne tapageuse ni terrasse surdimensionnée. Je vous recommande de vous perdre dans les ruelles pavées de Chora, la capitale perchée à 400 mètres d’altitude. Les moulins à vent abandonnés témoignent d’une époque où l’île vivait en autarcie.
Le monastère de Panagia Hozoviotissa constitue l’emblème spirituel d’Amorgos. Incrusté dans la falaise depuis 1017, ce sanctuaire byzantin semble défier les lois de la gravité. J’ai grimpé les 300 marches sous un soleil de plomb, mais la vue panoramique sur la mer Égée récompense largement l’effort. Les moines y proposent encore le traditionnel rakomelo, cette liqueur de miel et de raki servie dans de minuscules verres.
Les trésors cachés pour voyageurs curieux
Contrairement aux destinations surpeuplées, Amorgos impose son rythme paisible. Voici ce que je privilégie lors de mes séjours :
- La plage d’Agia Anna, rendue célèbre par le film Le Grand Bleu de Luc Besson, reste accessible uniquement à pied ou en bateau
- Les sentiers de randonnée reliant les villages traditionnels de Langada, Tholaria et Aigiali
- Les criques isolées de Mouros et Kalotaritissa, ignorées des guides touristiques classiques
Je vous propose un aperçu des caractéristiques comparatives entre ces deux destinations cycladiques :
| Critère | Amorgos | Mykonos |
|---|---|---|
| Fréquentation touristique | Limitée et saisonnière | Massive toute l’année |
| Hébergements | Pensions familiales, chambres d’hôtes | Complexes hôteliers, resorts de luxe |
| Prix moyens | Modérés | Élevés à très élevés |
| Ambiance générale | Traditionnelle et tranquille | Festive et cosmopolite |
Mes bonnes adresses pour vivre comme un insulaire
J’aime particulièrement déjeuner chez Katerina, une taverne sans prétention où les plats traditionnels sont préparés selon les recettes transmises de génération en génération. La patatato, ce ragoût de chèvre mijoté avec des pommes de terre, incarne la gastronomie insulaire dans toute sa simplicité. Les ingrédients proviennent des jardins environnants et des pêcheurs locaux.
Pour découvrir l’artisanat authentique, je vous encourage à visiter les ateliers de tissage où les femmes perpétuent les techniques ancestrales. Les écharpes et nappes tissées à la main constituent des souvenirs bien plus significatifs que les produits standardisés vendus ailleurs. L’hospitalité des Amorgiens transforme chaque rencontre en moment précieux, loin de la standardisation touristique qui a envahi tant d’îles grecques.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




