Cassis attire chaque été plus de 700 000 visiteurs. Résultat : ses ruelles débordent, les calanques se réservent des semaines à l’avance et les terrasses affichent des tarifs parisiens. Pourtant, à quelques kilomètres de là, la Madrague de Giens dort encore dans un calme presque irréel, comme si le temps avait décidé de l’épargner.
La Madrague de Giens, le port méditerranéen que personne ne vous a encore montré
Je me souviens de ma première arrivée sur la presqu’île de Giens, par une route qui longe les salins roses de l’étang des Pesquiers. Rien ne ressemble à ce que j’avais vu ailleurs sur la côte varoise. La Madrague de Giens occupe la pointe ouest de cette presqu’île rattachée à Hyères par deux cordons littoraux, une formation géologique rarissime en Méditerranée.
Le port lui-même compte une soixantaine de bateaux de pêche et de plaisance, amarrés devant une rangée de maisons basses aux volets colorés. Pas de palace, pas de boutiques de luxe. Juste une poignée de restaurants de pêcheurs qui servent l’aïoli du vendredi avec une régularité d’horloge. Quand je commande une assiette de tellines fraîches en terrasse, je paie environ 12 euros, contre le double dans les adresses branchées de Cassis.
Ce qui frappe d’abord, c’est la lumière. Elle rebondit sur les façades ocre et sur l’eau turquoise du petit port, créant ce jeu de reflets dorés qu’on ne trouve que dans les lieux que le tourisme de masse n’a pas encore standardisés. L’authenticité du lieu tient aussi à ses habitants : les pêcheurs partent avant l’aube, et leurs filets sèchent encore au soleil comme dans les vieilles cartes postales.
Ce qui rend ce port varois irrésistible pour les voyageurs curieux
Voici les atouts qui distinguent la Madrague de Giens des destinations méditerranéennes plus fréquentées :
- Un accès direct aux îles d’Hyères (Porquerolles à 20 minutes en ferry)
- Des fonds marins remarquables, classés parmi les meilleurs spots de plongée du littoral français
- Une plage de galets préservée, sans parasols loués ni vendeurs ambulants
- Un marché de producteurs locaux chaque dimanche matin
Pour mieux comprendre la différence entre ces deux destinations, voici une comparaison rapide :
| Critère | Cassis | Madrague de Giens |
|---|---|---|
| Fréquentation estivale | +700 000 visiteurs/an | Très limitée, locale |
| Prix moyen d’un repas | 25-35 € | 12-18 € |
| Ambiance | Animée, festive | Village de pêcheurs authentique |
| Accès aux îles | Non | Oui (ferry Porquerolles) |
Le parc national de Port-Cros, créé en 1963 et premier parc marin français, protège directement les eaux qui bordent la presqu’île. Cette proximité garantit une qualité de mer et de biodiversité marine rare. Je plonge ici depuis plusieurs étés et je retrouve chaque fois des herbiers de posidonie intacts, des girelles multicolores, des mérous curieux qui s’approchent à portée de masque.
La promenade du soir sur le quai mérite à elle seule le détour : les pêcheurs discutent de leur journée, les enfants courent entre les bateaux, une odeur de grillades flotte depuis les terrasses ouvertes. Aucune mise en scène, aucun folklore fabriqué pour les touristes. Ce port méditerranéen préservé vous offre exactement ce que Cassis a progressivement perdu : la simplicité d’un lieu qui vit pour lui-même, pas pour ses visiteurs.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂



