On croyait que ce village du Pays basque resterait réservé aux initiés jusqu’à ce qu’il devienne l’une des destinations les plus en vue de la côte Atlantique

Terrasse avec vue sur port de pêche méditerranéen

Pendant des années, Guéthary est resté le secret le mieux gardé du Pays basque. Les surfeurs le connaissaient, quelques familles basques aussi. Et puis, progressivement, tout a changé. Aujourd’hui, ce petit village côtier de 1 300 habitants attire chaque été des voyageurs venus de toute l’Europe, séduits par une combinaison rare : une architecture typique préservée, une mer d’un bleu presque méditerranéen et une ambiance qui n’a pas encore cédé à l’overdose touristique.

Guéthary, le village basque que la côte atlantique s’est approprié

Coincé entre Biarritz (à 9 kilomètres au nord) et Saint-Jean-de-Luz, Guéthary occupe une position géographique presque impeccable. Les façades à colombages blancs et rouges dégringolent vers une falaise qui surplombe l’océan. J’ai eu un coup de cœur immédiat en arrivant sur la place du fronton : l’odeur iodée, les volets peints en bordeaux, les terrasses animées en fin d’après-midi… aucun filtre photo nécessaire.

Le village est classé parmi les Plus Beaux Villages de France depuis 2012, et cette distinction n’est pas usurpée. Mais ce qui frappe vraiment, c’est la cohérence architecturale du lieu. Pas de barres d’immeubles, pas d’enseignes criardes. Les constructions respectent un style local strict, avec ces maisons labourdines aux toits débordants qui donnent au bourg une silhouette reconnaissable entre mille.

Ce rayonnement récent s’explique aussi par un phénomène mesurable. Selon l’Office de tourisme du Pays basque, la fréquentation sur la côte basque a progressé de 23 % entre 2019 et 2024, portée notamment par le développement du tourisme lent et des séjours à vélo sur la Vélodyssée, cet axe cyclable atlantique qui longe la côte.

Ce que vous ne devez pas manquer lors de votre séjour

Visiter Guéthary, ça se mérite un peu. Il faut descendre à pied vers la plage de Cenitz ou rejoindre la plage de Parlementia, spot de surf réputé dont les vagues dépassent régulièrement les 4 mètres en hiver. Les couchers de soleil depuis la corniche méritent à eux seuls le déplacement : la lumière rasante teinte les falaises d’un ocre chaud, et les silhouettes des surfeurs dans les rouleaux forment un tableau saisissant.

Voici les incontournables pour organiser votre visite :

  • Le musée de Guéthary, installé dans une villa Belle Époque, qui retrace l’histoire du village et de ses liens avec le sculpteur Gustave Fayet
  • La plage de Parlementia pour observer les surfeurs ou louer une planche
  • Le fronton de pelote basque, actif tous les soirs en saison
  • La balade sur le sentier du littoral entre Guéthary et Bidart

Pour aider à planifier votre escapade, voici un aperçu pratique :

Critère Informations utiles
Meilleure période Mai-juin et septembre (moins de foule, météo douce)
Accès Gare SNCF à Guéthary sur la ligne Bayonne-Hendaye
Hébergement Chambres d’hôtes et locations à partir de 90 € / nuit en haute saison
Durée recommandée 2 à 3 jours minimum

Le marché local du samedi matin est aussi une expérience à part entière : fromages de brebis, piments d’Espelette et gâteau basque maison s’y côtoient dans une atmosphère de village authentique que beaucoup de stations balnéaires ont perdu depuis longtemps.

On croyait que ce village du Pays basque resterait réservé aux initiés jusqu'à ce qu'il devienne l'une des destinations les plus en vue de la côte Atlantique

Partir hors saison pour redécouvrir Guéthary autrement

La vraie révélation, c’est Guéthary en octobre. Les touristes ont quitté la côte, les commerçants soufflent et le village retrouve son rythme basque. J’ai découvert que certains hébergeurs proposent des tarifs réduits de 30 à 40 % par rapport au pic estival, tout en maintenant leurs services. L’arrière-saison sur la côte atlantique basque offre une lumière photographique incomparable, des houles plus régulières pour les surfeurs et des tables de restaurant où l’on prend enfin le temps de vous parler du coin. C’est là, peut-être, que Guéthary révèle sa vraie nature.