Sanary-sur-Mer compte environ 18 000 habitants à l’année, mais ce chiffre triple en été. Pourtant, ce port varois reste étonnamment préservé des foules qui envahissent la presqu’île de Saint-Tropez à quelques kilomètres de là. J’y ai posé mes valises pour la première fois presque par hasard, et j’ai immédiatement compris pourquoi certains voyageurs gardent jalousement ce secret.
Des façades pastel et une atmosphère provençale intacte
Le long du quai Charles-de-Gaulle, les maisons aux tons ocre, jaune safran et rose poudré se reflètent dans l’eau turquoise du port. Ce n’est pas un décor reconstitué pour les touristes : ces façades typiques de l’architecture provençale littorale ont traversé les siècles sans lifting excessif. Je photographie chaque fenêtre aux volets bleus, chaque pot de géraniums débordant sur les rebords. C’est précisément ce naturel assumé qui distingue Sanary des stations survendues.
Le marché provençal mérite qu’on s’y attarde. Il se tient tous les mercredis matin sur le port, dès 8h. Les producteurs locaux y proposent melons de Cavaillon, fromages de brebis et savons à l’huile d’olive dans une ambiance sonore mêlant accent du Midi et cris des mouettes. Rien à voir avec les boutiques de souvenirs standardisées de certaines stations trop célèbres. Voici ce qu’on y trouve typiquement :
- Fruits et légumes de saison des maraîchers du Var
- Herbes de Provence en vrac et huiles aromatisées
- Poteries artisanales et savons naturels
- Poissons frais débarqués le matin même par les pêcheurs locaux
Stefan Zweig, l’écrivain autrichien, vécut à Sanary entre 1933 et 1934. Il n’était pas le seul intellectuel européen à fuir vers ce port discret : Thomas Mann, Bertolt Brecht et Lion Feuchtwanger y séjournèrent aussi. Cette histoire d’exil et de refuge littéraire donne au village une profondeur que peu de destinations balnéaires possèdent.
Visiter Sanary : accès, périodes et activités incontournables
Depuis Marseille, comptez 55 kilomètres via l’A50, soit environ 45 minutes hors saison. La gare la plus proche est Bandol, à 4 kilomètres, desservie depuis Paris-Gare de Lyon en TGV. En juillet-août, le stationnement dans le centre devient un casse-tête sérieux : je conseille vivement le parking du Portissol, à 10 minutes à pied du quai.
| Période | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Mai-juin | Douceur, peu de monde, tarifs bas | Eau encore fraîche (18°C) |
| Juillet-août | Animation, plages au mieux | Foule, prix élevés |
| Septembre-octobre | Mer chaude, lumière dorée, calme revenu | Jours raccourcissent vite |
Septembre reste ma période favorite. La lumière rasante de fin d’après-midi transforme les façades pastel du port en aquarelle vivante. Les plages de la Gorguette et du Portissol retrouvent leur sérénité, et les restaurants affichent des tables disponibles sans réservation trois semaines à l’avance.
Pour les amateurs d’escapades nautiques, la location de kayak ou de paddle depuis la plage centrale permet de longer la côte rocheuse vers Bandol en environ deux heures. Les fonds marins, riches en posidonies, ravissent aussi les plongeurs débutants. Loin des itinéraires balisés, ce port varois méconnu réserve encore de vraies surprises à qui prend le temps de sortir des sentiers tracés par les agences de voyages classiques.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




