À moins d’une heure de Lyon, ce lac turquoise évoque les paysages de Croatie

Cascades et lacs turquoise entourés de forêts et falaises

À 45 minutes au sud-est de Lyon, une étendue d’eau à la teinte presque irréelle attend ceux qui savent où regarder. Le lac d’Aiguebelette, niché dans un écrin de collines boisées en Savoie, affiche une eau d’un turquoise profond que même les côtes dalmates auraient du mal à désavouer. Pas de moteurs thermiques ici : le site est protégé depuis 1967, ce qui lui conserve une transparence et un calme rarissimes pour un plan d’eau aussi accessible.

Un lac savoyard aux allures de carte postale méditerranéenne

Ce que je remarque dès la première rive, c’est la couleur. Pas un bleu neutre, mais un vert émeraude tirant vers le turquoise, presque opaque par endroits, lumineux partout. Cette teinte singulière vient de la profondeur du lac (jusqu’à 71 mètres par endroits) combinée à l’absence de pollution mécanique. Avec ses 545 hectares de surface, le troisième plus grand lac naturel de France se laisse embrasser d’un seul regard depuis les hauteurs.

Les collines de Chartreuse et du Jura encadrent le site en formant une cuvette verdoyante. Deux îles habitées flottent au centre, comme posées là par accident. L’île de la Comtesse et l’île privée ajoutent une profondeur visuelle au panorama. J’ai eu l’impression, par un matin de brume légère en septembre, de me retrouver quelque part entre le lac de Plitvice et le Lac de Côme, sans avoir parcouru plus de 80 kilomètres depuis le centre de Lyon.

Pour rejoindre le lac depuis Lyon, l’itinéraire le plus direct passe par l’A43 en direction de Chambéry, sortie Aiguebelette-le-Lac. Comptez environ 45 minutes sans trafic. Les routes départementales qui longent les rives ouest et est offrent des vues permanentes sur l’eau.

Rive Ambiance Accès principal
Rive ouest Villages, plages aménagées, restaurants D921, villages de Lépin et Novalaise
Rive est Plus sauvage, sentiers de randonnée D921E, accès limité en voiture

Ce qu’on peut faire sur place et quand y aller

L’interdiction des bateaux à moteur depuis des décennies transforme chaque après-midi en tableau vivant : kayaks, pédalos, canoës et voiliers glissent silencieusement sur l’eau. Je loue toujours un kayak depuis la plage de Lépin-le-Lac, qui dispose d’une zone de mise à l’eau bien équipée. La nage en eau libre attire également des passionnés venus de toute la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sur terre, les activités ne manquent pas non plus :

  • Tour du lac à vélo (environ 18 kilomètres, parcours très accessible)
  • Randonnée sur les hauteurs avec vue plongeante sur le plan d’eau
  • Pêche encadrée (carpes, gardons, perches)
  • Pique-nique sur les plages enherbées de la rive ouest

La meilleure période s’étend de mi-juin à mi-septembre : l’eau atteint 22 à 24 °C en surface, idéale pour la baignade. L’affluence reste raisonnable comparé aux lacs alpins plus réputés. Juillet et août voient néanmoins les parkings se remplir dès 10h le week-end.

Pour dormir sur place, les campings de Novalaise-Lac proposent des emplacements face à l’eau dès 18 euros la nuit en basse saison. Plusieurs gîtes et chambres d’hôtes ponctuent la rive ouest. Côté restauration, les guinguettes estivales installées sur la plage de Lépin servent des assiettes de friture du lac et des spécialités savoyardes dans une ambiance décontractée qui colle parfaitement au lieu.

Pour les voyageurs qui souhaitent pousser l’exploration, les gorges du Guiers tout proches et l’abbaye d’Hautecombe sur le lac du Bourget se combinent facilement avec une journée à Aiguebelette, en faisant de cette escapade un vrai circuit savoyard à moins de deux heures de la métropole lyonnaise.

À moins d’une heure de Lyon, ce lac turquoise évoque les paysages de Croatie