Monpazier, bastide médiévale du Périgord Pourpre, figure parmi les villages les mieux préservés de France. Fondée en 1284 par Édouard Ier d’Angleterre, elle affiche aujourd’hui encore un plan en damier quasi intact, comme sorti d’un manuel d’urbanisme du XIIIe siècle. Et pourtant, peu de voyageurs pensent à l’inclure dans un circuit depuis Toulouse.
La distance ? À peine 2h15 de route, en passant par Périgueux ou en filant vers le nord-est depuis Agen. Comptez environ 185 kilomètres, une belle occasion de traverser des paysages de forêts et de causses avant d’atteindre ce joyau du Périgord Noir, rattaché à la région Occitanie dans l’imaginaire collectif du Sud-Ouest profond. Un week-end suffit à tomber sous le charme de ses pierres blondes.
Une place à arcades qui arrête net le visiteur
La place des Cornières est le coeur battant de Monpazier. Dès qu’on y pose le pied, l’architecture prend le dessus sur tout le reste. Sous les arcades en ogive, les couverts forment une galerie continue qui protège du soleil en été et de la pluie en hiver. Cette continuité est rare : peu de bastides ont conservé leurs quatre côtés d’arcades aussi intacts.
Chaque pilier raconte quelque chose. Les espaces entre les maisons, appelés andrones, servaient à isoler les bâtiments contre les incendies. Détail technique, oui, mais terriblement révélateur de la précision avec laquelle ces villes neuves médiévales étaient conçues. Le marché du jeudi anime encore cette place depuis des siècles. C’est là, installée à la terrasse d’un café sous les voûtes, que j’ai compris pourquoi Monpazier figure sur la liste des « Plus Beaux Villages de France » depuis 1993.
Voici ce qui rend cette place réellement remarquable :
- Quatre côtés d’arcades médiévales parfaitement conservés
- Des maisons à encorbellement datant du XIIIe et XIVe siècle
- Une halle centrale en bois qui abrite encore ses mesures à grain d’époque
- Une luminosité en fin d’après-midi qui dore les pierres de taille
Pratique : tout ce qu’il faut savoir avant de partir
Monpazier se visite facilement depuis Toulouse en une journée chargée ou, mieux, en week-end. La route la plus directe passe par l’A62 en direction de Bordeaux, puis une bifurcation vers Bergerac et Beaumont-du-Périgord. Les amateurs de routes secondaires préféreront longer la vallée du Lot via Villeneuve-sur-Lot.
| Départ | Distance | Durée estimée | Itinéraire conseillé |
|---|---|---|---|
| Toulouse centre | ~185 km | 2h10-2h30 | A62 puis D660 |
| Agen | ~80 km | 1h15 | N21 puis D104 |
| Bergerac | ~45 km | 50 min | D660 directe |
Une fois sur place, la bastide se découvre à pied en deux heures. Prévoyez de grimper jusqu’à l’église Saint-Dominique dont le portail flamboyant mérite l’arrêt. Le château de Biron, à 8 kilomètres, complète idéalement la visite : ses panoramas sur le Périgord coupent le souffle et ses salles racontent quatre siècles d’histoire féodale sans fioritures touristiques.
Pour prolonger l’escapade dans cette région du Périgord Pourpre, pensez à réserver une nuit dans l’un des gîtes du bourg. Le marché du jeudi matin reste le moment le plus authentique pour saisir l’atmosphère de cette bastide médiévale hors du temps. Arrivez tôt : les habitués sont là dès 8h30, et c’est là que la bastide révèle vraiment son caractère.
Crédit photo à la une : Mairiemonpazier / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




