Face au coût de la vie, de nombreux retraités français s’installent dans cette destination ensoleillée et abordable

Groupe de seniors riant autour d'une table en terrasse méditerranéenne

Environ 200 000 retraités français vivent aujourd’hui hors de l’Hexagone, selon les chiffres de la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Face à une pension moyenne de 1 500 euros nets par mois, rester en France devient parfois un exercice d’équilibriste. Alors quand on m’a parlé pour la première fois de la Tunisie comme destination de retraite, j’ai souri. Aujourd’hui, après y avoir passé trois semaines à sillonner Hammamet, Nabeul et Tunis, je comprends l’engouement.

Pourquoi la Tunisie séduit les retraités français en quête d’un coût de la vie réduit

Je vais être direct avec vous : le budget mensuel d’un retraité en Tunisie tourne autour de 800 à 1 100 euros, logement inclus. À titre de comparaison, un appartement de deux pièces à Nice dépasse facilement les 900 euros rien qu’en loyer. Ici, à Hammamet, le même espace se loue entre 250 et 400 euros par mois selon le quartier et la saison. La différence est saisissante.

Le coût de la vie local réserve d’autres surprises agréables. Au marché central de Nabeul, j’ai rempli deux sacs de légumes frais, d’olives marinées et d’épices pour moins de 5 dinars, soit environ 1,50 euro. Les restaurants de quartier, loin des zones touristiques, proposent des plats complets pour 3 à 5 euros. Ce rapport qualité-prix, difficile à trouver sur le bassin méditerranéen, constitue l’un des arguments les plus solides pour s’y établir.

Voici les principaux indicateurs que j’ai observés chez les retraités français rencontrés sur place :

  • La proximité géographique : moins de 2h30 de vol depuis Paris ou Lyon
  • Le climat méditerranéen : plus de 300 jours de soleil par an sur la côte nord-est
  • La langue française, largement parlée dans les administrations et commerces
  • L’accès à des soins médicaux de qualité à tarifs accessibles
  • Une communauté d’expatriés française déjà bien établie

Hammamet, Sfax ou Tunis : choisir la bonne ville pour s’installer

Toutes les villes tunisiennes ne se ressemblent pas, et le choix dépend vraiment du style de vie recherché. J’ai discuté avec plusieurs expatriés, dont Marie-Hélène, 67 ans, ancienne institutrice de Bordeaux installée à Hammamet depuis quatre ans. Elle m’a décrit ses matins : une terrasse qui donne sur un jardin de jasmin, le café à la menthe chez le voisin, puis une balade sur la plage à 10 minutes à pied. Difficile de résister.

Ville Loyer moyen (2 pièces) Ambiance Profil idéal
Hammamet 300-450 €/mois Balnéaire, résidentielle Retraité actif, mer
Tunis 400-600 €/mois Urbaine, culturelle Amateur de vie citadine
Sfax 200-300 €/mois Authentique, peu touristique Budget serré, immersion locale

La médina de Tunis, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, offre une immersion culturelle intense avec ses 700 monuments historiques répertoriés. Pour ceux qui veulent associer dépaysement et confort occidental, Tunis reste la référence. Les infrastructures sanitaires y sont nettement plus développées, un point non négligeable passé 65 ans.

Avant de franchir le pas, je vous recommande une chose concrète : passer au minimum un mois sur place hors saison estivale, idéalement en octobre ou novembre. Cela permet de tester la vie quotidienne sans le filtre vacancier, de visiter les quartiers résidentiels réels et de rencontrer les communautés d’expatriés locaux. Une semaine de tourisme ne suffit pas pour prendre une décision aussi structurante.

Face au coût de la vie, de nombreux retraités français s’installent dans cette destination ensoleillée et abordable