Annecy, c’est fini : les amoureux des lacs préfèrent désormais cette destination plus paisible

Femme assise sur un ponton face aux montagnes enneigées et lac turquoise

Annecy croule sous les touristes. En juillet 2025, la ville a enregistré plus de 3 millions de visiteurs sur la seule saison estivale, transformant ses ruelles médiévales en couloirs bondés et ses rives en plages d’aéroport. J’ai moi-même renoncé à y réserver un hébergement en août après avoir constaté des tarifs dépassant 250 € la nuit pour un simple hôtel deux étoiles. Il était temps d’aller voir ailleurs.

La bonne nouvelle ? Le lac du Bourget, à Aix-les-Bains, offre exactement ce qu’Annecy promettait avant de devenir une carte postale surpeuplée. C’est remarquablement le plus grand lac naturel de France, avec ses 18 kilomètres de longueur et ses eaux d’un bleu profond encadrées par le massif de l’Épine et la montagne du Chat. Moins photographié, moins filtré, mais pas moins saisissant.

Aix-les-Bains, la destination lacustre qui respire encore

Quand j’arrive à Aix-les-Bains pour la première fois, ce qui me frappe, c’est le silence. Pas l’absence de vie, mais l’absence de cohue. Les berges du lac du Bourget accueillent des promeneurs, des kayakistes, des familles installées sur l’herbe, sans cette densité oppressante qui caractérise les rives annéciennes en haute saison.

La plage du Grand Port dispose d’un espace de baignade surveillé, de pontons pour les plongeurs amateurs et d’un cadre naturel que les habituels filtres Instagram peinent à améliorer. L’eau atteint régulièrement 24 °C en juillet et août. Les montagnes se reflètent à la surface avec une netteté presque irréelle quand le vent tombe en fin de journée.

Critère Annecy Aix-les-Bains
Fréquentation estivale Très élevée Modérée
Prix moyen nuitée (été) 180-300 € 80-150 €
Surface du lac 27 km² 44 km²
Accès depuis Paris TGV 3h45 TGV 3h (gare centrale)

La ville thermale dispose aussi d’une offre culturelle souvent sous-estimée : le Musée Faure conserve une collection impressionniste remarquable, dont des œuvres de Rodin et Degas. Ce n’est pas un détail pour qui cherche autre chose que la simple contemplation d’un plan d’eau.

Pourquoi les voyageurs avertis changent de cap

Voici ce qui revient systématiquement dans les retours de voyageurs ayant testé Aix-les-Bains après Annecy :

  • Des hébergements accessibles et diversifiés, du camping bord de lac aux hôtels de charme du centre thermal
  • Des activités nautiques sans réservation obligatoire des semaines à l’avance
  • Un accès direct à la nature : randonnées vers le col du Chat, véloroute autour du lac, croisières sur le Bourget
  • Une gastronomie savoyarde authentique dans des restaurants non dédiés au tourisme de masse

La meilleure période pour visiter reste mai-juin ou septembre : les températures restent agréables, la baignade est possible, et les prix chutent d’environ 30 % par rapport au pic estival. J’ai personnellement privilégié une semaine début septembre : le lac portait encore les reflets chauds de l’été, les terrasses étaient à moitié vides, et j’ai trouvé un hôtel trois étoiles avec vue sur l’eau pour 110 € la nuit.

La vraie question n’est pas de fuir Annecy, mais de comprendre ce qu’on y cherchait vraiment : la sérénité d’un lac alpin, des paysages à couper le souffle, une escapade ressourçante loin du bruit. Aix-les-Bains coche ces cases, souvent mieux, toujours plus tranquillement. Et pour 2027, la ville envisage d’étendre sa piste cyclable lacustre de 12 kilomètres supplémentaires, ce qui en fera l’un des itinéraires vélo les plus aboutis de Savoie.

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