Cassis attire chaque été des centaines de milliers de visiteurs pour ses célèbres calanques. Pourtant, à quelques kilomètres plus à l’est, le Cap Taillat dissimule un littoral varois que j’ai découvert presque par accident, un matin de juin où la lumière rasante transformait chaque vague en éclat de verre. Ici, pas de foule compacte sur les rochers, pas de glacières à roulettes. Juste la garrigue, les eaux turquoise et ce silence que l’on croyait disparu du bord de mer.
Cap Taillat : un bout du Var à l’écart du tourisme de masse
Situé sur la presqu’île de Saint-Tropez, entre Ramatuelle et La Croix-Valmer, Cap Taillat forme une avancée rocheuse classée dans le domaine du Conservatoire du Littoral depuis 1978. Cette protection explique tout : aucune construction, aucune route goudronnée jusqu’aux criques, aucun aménagement artificiel. Le sentier du littoral, balisé en bleu et blanc, serpente sur environ 3 kilomètres depuis la plage de l’Escalet pour rejoindre la pointe.
Voici ce que j’ai noté lors de mes passages sur ce tronçon côtier :
- Des fonds marins transparents jusqu’à 6 mètres de profondeur par temps calme
- Une végétation de maquis méditerranéen accrochée aux falaises calcaires
- Des plages de galets et de sable fin accessibles uniquement à pied
- Des posidonies préservées, signe d’une eau non polluée
Contrairement à Cassis où les navettes maritimes déversent des groupes toutes les demi-heures, l’accès au Cap Taillat s’effectue uniquement à pied ou en kayak. Cette contrainte filtre naturellement les visiteurs. Les criques que l’on atteint après 45 minutes de marche offrent une transparence d’eau comparable à certaines plages corses, mais à deux heures de route de Marseille.
Criques sauvages et eaux cristallines : ce que le littoral varois réserve aux marcheurs
La crique la plus spectaculaire s’ouvre juste avant la pointe du cap. L’eau vire du vert amande au bleu profond selon la profondeur. Les roches blanches et lisses plongent directement dans la mer, formant des dalles naturelles idéales pour faire une pause après la randonnée côtière. J’ai croisé des poulpes sous les pierres et des daurades argentées en snorkeling, sans m’éloigner de plus de vingt mètres du bord.
| Critère | Cap Taillat | Calanques de Cassis |
|---|---|---|
| Accessibilité | À pied ou en kayak uniquement | À pied, bateau, navette |
| Fréquentation estivale | Faible à modérée | Très élevée |
| Protection environnementale | Conservatoire du Littoral | Parc national des Calanques |
| Supérieure saison | Mai-juin / septembre | Avril-juin / septembre |
La meilleure période reste mai et début juin, avant que les touristes ne convergent vers la presqu’île de Saint-Tropez. Les températures de l’eau avoisinent alors 20 °C, la végétation embaume et les sentiers restent praticables sans risque de glissade. En juillet-août, prévoyez de partir dès 8h du matin depuis l’Escalet pour éviter la chaleur et trouver une place de stationnement au parking, limité à 80 véhicules environ.

Préparer sa visite au Cap Taillat sans mauvaise surprise
Le parking de l’Escalet se trouve à Ramatuelle, abordable via la D93. Emportez de l’eau pour au moins deux heures de marche, car aucun point de ravitaillement n’existe sur le sentier. Les chaussures de randonnée ou de marche restent indispensables : certains passages rocheux deviennent glissants après une vague.
Le bivouac est interdit sur le site, et la cueillette de plantes protégées constitue une infraction. Respecter ces règles garantit que le lieu reste ce qu’il est : un fragment intact de côte méditerranéenne, plus brut que Cassis, plus discret que Saint-Tropez, et franchement inoubliable.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂



