Porquerolles. Un nom qui claque, une île qui stupéfie. Perchée au large de la presqu’île de Giens, à seulement 15 minutes de ferry depuis La Tour Fondue, cette pépite du Parc national de Port-Cros recueille régulièrement des comparaisons avec les Seychelles. Et franchement ? Après y avoir posé mes valises trois étés de suite, je comprends pourquoi.
L’eau, c’est le premier choc. Pas un bleu homogène et passe-partout : une succession de nuances allant du turquoise pâle à l’émeraude profond, selon le fond marin que vous survolez en kayak ou à la palme. La plage Notre-Dame, côté nord-est, affiche une transparence telle que vous distinguez les posidonies à 4 mètres de fond. C’est exactement ce qui fait la réputation cristalline des lagons seychellois, mais ici, en Méditerranée, à deux heures de Paris en TGV.
Une île méditerranéenne aux airs de destination tropicale
Porquerolles mesure 7,5 km de long sur 3 km de large. Petite, donc, mais d’une densité paysagère rare. Le sud plonge dans des falaises calcaires vertigineuses battues par le mistral. Le nord déroule des plages de sable blanc finement broyé, bordées de pins maritimes et d’oliviers centenaires. Cette dualité, entre nature sauvage et douceur balnéaire, rappelle immédiatement l’opposition entre les côtes granitiques de La Digue et les plages immaculées de Beau Vallon aux Seychelles.
Le parallèle tient aussi côté biodiversité. Voici ce que j’ai observé en snorkeling juste devant la plage du Langoustier :
- Des herbiers de posidonie s’étendant sur des hectares, classés habitat prioritaire par l’Union européenne
- Des sars, daurades et rascasses se faufilant entre les roches
- Des pieuvres camouflées dans les anfractuosités, à moins d’un mètre de profondeur
- Des hippocampes, aperçus deux fois en 2024 selon des plongeurs locaux
Plus de 80 % du territoire insulaire appartient au conservatoire du littoral, ce qui explique l’absence presque totale de béton. Pas de voitures non plus : uniquement des vélos, des pieds et le vent dans les pins. Ce calme n’a pas de prix… ou presque. La traversée en ferry coûte environ 22 € aller-retour depuis La Tour Fondue en haute saison 2025.
Ce que les Seychelles ont, Porquerolles le réinterprète à sa façon
Comparer les deux destinations ne signifie pas les confondre. Voici les similitudes et les différences majeures :
| Critère | Porquerolles | Seychelles (La Digue) |
|---|---|---|
| Transparence de l’eau | Jusqu’à 15 m de visibilité | Jusqu’à 30 m de visibilité |
| Voitures sur l’île | Interdites aux visiteurs | Très limitées |
| Accessibilité depuis la France | 2h de Paris + 15 min de ferry | Vol direct ~10h |
| Empreinte carbone du séjour | Très faible | Élevée |
Ce tableau illustre quelque chose que j’entends souvent sur les forums de voyage : Porquerolles séduit ceux qui cherchent l’évasion tropicale sans le vol long-courrier. La luminosité provençale, les eaux limpides et chaudes (24°C en août), la végétation dense… tout conspire à brouiller les repères géographiques du visiteur.
Mon conseil ? Réservez votre hébergement dès janvier si vous visez juillet-août. L’île n’accueille que 400 lits environ, et les disponibilités s’évaporent avant même l’arrivée du printemps. Privilégiez également les matinées pour rejoindre la plage Notre-Dame : dès 11h en été, la fréquentation explose et l’illusion seychelloise s’effrite légèrement dans la cohue des parasols.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




