Le lac d’Aiguebelette, en Savoie, mesure seulement 545 hectares. Une surface modeste, et pourtant ce plan d’eau figure parmi les plus chauds de France avec une température qui dépasse souvent 26°C en été. Je l’ai découvert presque par hasard, en bifurquant depuis l’autoroute A43, et franchement je ne m’attendais pas à tomber sur quelque chose d’aussi saisissant.
L’eau y est d’un vert émeraude profond, presque irréel. Pas de moteurs thermiques ici : les bateaux à moteur sont interdits sur le lac, ce qui explique cette transparence troublante et ce silence qui surprend dès les premières minutes. Deux petites îles flottent au milieu, couvertes de végétation dense, comme posées là par accident.
Un lac préservé loin de l’agitation touristique de masse
Annecy croule sous les visiteurs chaque été. Le lac du Bourget, avec Aix-les-Bains, attire une clientèle nombreuse et bien rodée. Aiguebelette échappe encore à cette dynamique, non pas par manque d’attraits, mais par une forme de discrétion géographique et une politique locale volontariste de préservation.
J’ai passé une matinée à pagayer en kayak le long de la rive ouest, entre Lépin-le-Lac et Aiguebelette-le-Lac. Le parcours longe des falaises boisées, des plages de graviers fins et quelques petits campings familiaux nichés dans les arbres. Pas de complexe hôtelier en béton, pas de jet-ski vrombissant. C’est exactement ce que je cherche quand je veux décrocher vraiment.
Les activités praticables sur le lac méritent d’être détaillées :
- Kayak et canoë sur des eaux calmes et transparentes
- Pédalo et planche à voile pour les familles
- Randonnée sur les sentiers du tour du lac (environ 22 km)
- Baignade depuis les plages communales gratuites
- Pêche (brochet, perche, sandre) avec permis journalier disponible sur place
L’association Aiguebelette Environnement Loisirs veille activement sur l’équilibre écologique du site. Cette vigilance se ressent : la qualité de l’eau est classée excellente par les autorités sanitaires chaque année depuis plus d’une décennie.
Comment s’y rendre et quand en profiter
La localisation reste l’un des vrais atouts logistiques de ce lac de Savoie. Voici les principales options d’accès :
| Depuis | Distance approximative | Durée estimée |
|---|---|---|
| Lyon | 90 km | 1h environ |
| Grenoble | 75 km | 1h environ |
| Chambéry | 25 km | 30 minutes |
| Genève | 110 km | 1h15 environ |
La gare de Chambéry dessert la région régulièrement, avec ensuite une correspondance possible en bus ou en vélo. Je préfère personnellement arriver tôt le matin, avant que les familles n’investissent les plages. La lumière à 8h sur l’eau verte du lac, avec les falaises du Bugey en arrière-plan, vaut largement le réveil anticipé.
La meilleure période s’étend de mi-juin à début septembre, quand la température de l’eau atteint son pic. Les mois de juillet et août restent fréquentés mais jamais saturés, rien à voir avec les embouteillages que je subis chaque été autour d’Annecy.
Un détail pratique souvent ignoré : les plages situées côté est du lac bénéficient du soleil dès le matin, idéal pour sécher rapidement après un premier bain. Celles de la rive ouest restent ombragées jusqu’à midi, parfaites pour les grandes chaleurs. Choisir sa rive change complètement l’expérience.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




