Les façades d’un blanc immaculé, les ruelles qui serpentent entre les murs chaulés, la lumière dorée de fin d’après-midi qui rebondit sur chaque pierre… J’ai vécu exactement ça, non pas au bord de la mer Égée, mais à quelques kilomètres de Bandol, dans le Var. Le village du Castellet m’a littéralement coupé le souffle dès les premiers pas dans ses venelles. Et depuis, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec l’île grecque tant rêvée.
Le Castellet vs Santorin : deux villages blancs, une même âme solaire
Santorin attire chaque année plus de 2 millions de visiteurs, dont beaucoup pour ses célèbres dômes bleus et ses murs d’un blanc aveuglant. Mais si vous cherchez cette même sensation d’architecture méditerranéenne lumineuse, Le Castellet propose quelque chose de frappant : des ruelles pavées étroites, des maisons au crépi clair, des bougainvillées qui débordent sur les passages. La ressemblance est troublante.
L’architecture du Castellet date du Moyen Âge, mais la lumière provençale, elle, transforme les pierres comme nulle part ailleurs. Chaque recoin mérite un arrêt photographique. Contrairement à Oia ou Fira, bondées de touristes qui se marchent dessus, ici je me suis retrouvée presque seule dans certaines venelles en plein mois de juillet, une rareté absolue dans les destinations prisées de l’été.
Voici ce que ces deux destinations partagent visuellement :
- Des façades blanches ou claires dominantes
- Une lumière méditerranéenne intense et dorée
- Des ruelles pittoresques et photogéniques
- Une végétation colorée (bougainvillées, lavandes) qui contraste avec les murs pâles
- Un panorama dégagé sur les collines ou la mer
La différence tient surtout au cadre : Santorin offre la mer Égée à perte de vue, quand Le Castellet surplombe les vignobles du massif varois et les collines boisées vers le circuit Paul Ricard. Deux décors distincts, une esthétique similaire.
L’alternative provençale qui change vraiment la donne
Parlons concret. Un vol Paris-Athènes puis le ferry pour Santorin revient facilement à 400 à 600 euros par personne en haute saison, sans compter l’hébergement hors de prix sur l’île. Le Castellet, lui, se trouve à moins de 50 km de l’aéroport de Marseille-Provence, desservi depuis toute la France. La comparaison est brutale.
| Critère | Santorin | Le Castellet |
|---|---|---|
| Accessibilité depuis Paris | Vol + ferry, 6 à 8h | TGV ou vol, 3 à 4h |
| Coût moyen d’une nuit | 200 à 400 € | 80 à 150 € |
| Affluence touristique | Très élevée | Modérée |
| Architecture blanche | Oui | Oui |
J’ai dormi dans un mas réaménagé à deux pas du village médiéval pour moins de 100 euros la nuit en juillet. Un luxe tranquille, loin des files d’attente devant les spots Instagram de Santorin.
Pour profiter au mieux du Castellet et de ses environs, je vous recommande de combiner la visite avec les plages de La Cadière-d’Azur ou les caves des Bandol AOC, l’appellation viticole réputée du secteur. Le village perché devient alors le point de départ parfait d’un séjour provençal riche, dépaysant, et beaucoup plus accessible qu’une escapade hellénique. La Provence a ses propres secrets. Elle n’a pas besoin de rivaliser avec la Grèce, elle s’en passe très bien.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




