Trente-cinq minutes de traversée depuis Roscoff, et je pose le pied sur un sol qui n’a plus rien à envier aux Cyclades. L’île de Batz, perdue dans la mer d’Iroise, m’a soufflée dès le premier regard. Des façades blanches immaculées, des ruelles pavées si étroites qu’on frôle les murs en passant, des géraniums qui débordent des fenêtres. Franchement, j’ai failli croire un instant que mon ferry avait mal tourné.
Une île aux airs de village grec
Ce qui frappe d’abord, c’est la blancheur des maisons. Pas le blanc froid du béton, mais celui, légèrement crémeux, du granit enduit à la chaux. Sous la lumière de fin d’après-midi, les murs captent le soleil et le renvoient avec une douceur qui rappelle vraiment Santorin ou Mykonos. Pourtant, on est bien en Bretagne, à quelques kilomètres de Roscoff.
Les ruelles sinueuses s’entrelacent sans logique apparente. Je me suis perdue deux fois. La deuxième fois, c’était exprès. Chaque virage révèle une cour fleurie, un vieux bateau retourné servant de jardinière, ou un chat endormi sur un muret. L’atmosphère combine le charme insulaire méditerranéen avec la fraîcheur bretonne caractéristique.
L’île ne compte que 500 habitants permanents environ, ce qui lui préserve une authenticité rare. Pas de voitures, pas de klaxons, pas de béton moderne qui défigure. On se déplace à vélo ou à pied, ce qui change radicalement le rapport au temps et à l’espace.
| Critère | Île de Batz | Île grecque type |
|---|---|---|
| Traversée depuis le continent | 35 min (Roscoff) | 30 à 60 min (ferry) |
| Voitures sur l’île | Aucune | Limitées ou absentes |
| Maisons blanches | Oui | Oui |
| Budget moyen/nuit | 60-90 € | 80-150 € |
Ce qu’il faut absolument voir et faire
Le phare de l’île de Batz, construit en 1836, monte à 43 mètres. Je l’ai grimpé par une matinée brumeuse, et depuis le sommet, la lumière rasante dessinait des ombres nettes sur les toits blancs en contrebas. Le panorama dépasse largement ce qu’on imagine depuis le bas.
Pour les amateurs de jardins, le Jardin Georges-Delaselle, créé à la fin du XIXe siècle, abrite des collections de plantes exotiques grâce au microclimat de l’île. Des palmiers, des agapanthes, des aloes. On s’y croirait dans un jardin botanique au parfum méditerranéen, au milieu d’un écrin breton.
Voici les incontournables à glisser dans votre itinéraire :
- Le tour de l’île à vélo (environ 6 km de chemin côtier)
- La plage du Korrejou, vaste étendue de sable fin quasi déserte
- Le marché local pour goûter les légumes cultivés sur l’île
- Le coucher de soleil face aux îles Sieck depuis la pointe ouest
La meilleure période pour visiter court de mai à septembre. En juin, les foules restent raisonnables et la lumière est extraordinaire. Juillet-août attirent davantage de visiteurs mais l’île absorbe bien le flux grâce à ses multiples sentiers.
Pour dormir, quelques chambres d’hôtes et gîtes accueillent les voyageurs directement sur l’île. Réserver tôt s’impose, car les hébergements partent vite dès avril pour l’été. Une alternative consiste à loger à Roscoff et à traverser chaque matin, profitant ainsi de l’île sans la foule des après-midis.
L’accès se fait uniquement depuis Roscoff avec la Compagnie Maritime Armor Découverte. Les traversées se multiplient en haute saison, avec parfois jusqu’à dix rotations quotidiennes. Comptez environ 9 euros l’aller-retour par adulte, un ticket tout à fait accessible pour une expérience qui laisse des souvenirs durables.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




