J’ai découvert la presqu’île de Giens presque par hasard lors d’un road trip dans le Var, et je peux vous affirmer qu’elle mérite amplement son surnom de petite Croatie française. Cette langue de terre qui s’étire vers la Méditerranée m’a littéralement coupé le souffle dès mon arrivée. Les eaux d’un bleu profond viennent lécher des rochers ocre sculptés par le temps, créant des criques intimes où je n’ai croisé qu’une poignée de visiteurs en plein mois de juillet.
Ce qui m’a immédiatement frappée, ce sont ces calanques sauvages aux reflets turquoise qui évoquent les plus belles côtes dalmates, sans les files d’attente interminables ni les prix prohibitifs. Je me suis installée sur la plage de la Badine un matin, mon appareil photo à la main, et j’ai observé comment la lumière méditerranéenne transformait la palette de couleurs à chaque heure qui passait.
Une double tombolo unique en son genre
La presqu’île de Giens possède une particularité géologique fascinante qui ravit les amateurs de paysages spectaculaires. Elle est rattachée au continent par deux bandes de sable parallèles, formant ce que les géologues appellent un double tombolo. Entre ces deux cordons dunaires se love l’étang des Pesquiers, un sanctuaire ornithologique où j’ai pu observer des flamants roses se prélasser dans une eau peu profonde.
Lors de ma première balade à vélo sur la route du sel, j’ai compris pourquoi ce site classé attire les photographes du monde entier. À ma gauche, la mer étincelait sous le soleil de septembre, tandis qu’à ma droite, les marais salants formaient un patchwork géométrique de bassins roses et blancs. Cette configuration naturelle rare crée des microclimats particuliers qui favorisent une biodiversité exceptionnelle.
Des criques secrètes loin des sentiers battus
Voici mes spots préférés pour échapper à l’agitation touristique :
- La calanque du Four à Chaux, accessible après quinze minutes de marche sur un sentier côtier
- La plage de la Madrague, prisée des habitants mais ignorée des guides touristiques classiques
- L’anse de la Darboussière, parfaite pour le snorkeling avec ses fonds rocheux peuplés de poissons
Je me souviens particulièrement d’une après-midi passée à chercher les sentiers du littoral qui serpentent entre pins parasols et chênes verts. Le parfum de thym sauvage et de romarin accompagnait chacun de mes pas, tandis que le chant des cigales rythmait ma progression. À un détour du chemin, j’ai découvert une crique minuscule où trois personnes seulement profitaient des eaux cristallines – un luxe devenu rare sur la Côte d’Azur.
| Caractéristique | Presqu’île de Giens | Côte croate |
|---|---|---|
| Affluence estivale | Modérée | Très élevée |
| Accessibilité | Excellente | Variable |
| Prix moyen hébergement | 80-150€ | 120-200€ |
Mon escapade nature entre terre et mer
Pour apprécier pleinement ce territoire préservé, je vous recommande vivement de vous lever tôt et d’étudier les sentiers avant que le soleil ne devienne trop intense. J’ai adoré randonner jusqu’au site des vieux salins, où l’histoire de la production de sel remonte à l’Antiquité. Les anciennes tables salantes témoignent d’un passé industriel aujourd’hui révolu.
Cette destination m’a également permis de rejoindre facilement les îles d’Hyères en ferry, notamment cette île bretonne aux eaux translucides ferait pâlir certaines criques corses comme Porquerolles. La presqu’île de Giens constitue ainsi un point de départ idéal pour rayonner dans toute cette région méditerranéenne authentique, où le tourisme de masse n’a pas encore effacé l’âme des lieux.

Je m’appelle Anne-Sophie et je suis la madame voyage en France de carré d’info !
Exploratrice bohème passionnée de découvertes. Maîtrise l’art de dénicher les trésors cachés des villes et des villages de France .
Je sait capturer l’essence des lieux en photographies et j’adore vous emmener avec moi pour profiter de notre magnifique pays 🙂




