Crise des hôpitaux en France

La crise des hôpitaux publics en France

Le dernier trimestre 2019 est indéniablement marquée par la crise qui touche les hôpitaux publics en France. Les professionnels de la santé n’ont de cesse de faire part de leurs inquiétudes. Ce sont d’ailleurs des milliers d’entre eux qui ont manifesté le 14 novembre 2019, dénonçant leurs conditions de travail tout en demandant à ce qu’un plan d’urgence soit mis en place. Il est nécessaire de noter qu’il s’agit d’une première dans l’Hexagone. Le Premier Ministre français Edouard Philippe n’a pas manqué de promettre des dispositifs pour le 20 novembre 2019. Point sur cette actualité.

20 novembre 2019 : le plan d’urgence pour les hôpitaux a été dévoilé

Les professionnels de la santé – médecins, infirmiers, internes, aide-soignants – qui ont défilé dans les rues mi-novembre 2019 ont bien été entendus par le gouvernement. Le Premier Ministre a respecté la date du 20 novembre 2019 pour dévoiler les dispositions qui seraient prises et intégrant un « plan d’urgence pour les hôpitaux ». Celles-ci portent sur quatre points principaux : la dette des hôpitaux, leur budget, les primes annuelles en région parisienne et les primes d’engagement.

Crise des hôpitaux publics en France
Un plan d’urgence est proposé par le gouvernement face à la crise des hôpitaux publics en France

Un plan en quatre points

La dette des hôpitaux

L’une des principales préoccupations des hôpitaux publics en France est la dette. À titre d’information, celle-ci dépassait les 30 milliards d’euros en 2017, ce qui représente un peu moins de 43 % des chiffres d’affaires, bien que ces derniers aient connu une importante croissance sur les vingt dernières années. Au-delà de la dette elle-même, il faut souligner que les frais d’intérêt sont conséquents : près de 850 millions annuels.

Cette dette sera donc amoindrie, avec 10 milliards qui vont être repris sur une période de 3 années. Cela devrait équilibrer les finances des hôpitaux tout en permettant à ces derniers de réaliser des investissements.

Le budget des hôpitaux

En plus d’une dette allégée, les hôpitaux publics verront également leur budget augmenter. Plus précisément, le budget alloué à l’assurance maladie pour cette catégorie d’établissement va être augmenté de 1,5 milliard. En outre, les tarifs en hôpitaux ne connaîtront pas de baisse durant le mandat du Président en cours d’exercice. À noter que cette disposition budgétaire a été soumise au Parlement pour validation.

Des primes annuelles en région parisienne

Une prime de 800 euros annuels va être mise en place pour les professionnels de la santé officiant en région parisienne (plus précisément à Paris et dans la zone Petite Couronne) et justifiant de bas salaires (moins de 1 900 euros). L’on soulignera que 40 000 personnes seront alors concernées par cette mesure qui vient en réponse à la revalorisation salariale demandée. Néanmoins, pour rappel, les infirmiers exerçant au sein de la fonction publique hospitalière avaient demandé une augmentation mensuelle de 300 euros. La réponse du gouvernement se révèle donc un peu en deçà de la demande.

Des primes d’engagement annuelles

Pour l’ensemble des établissements hospitaliers, une prime annuelle d’une valeur de près de 300 euros va être mise en place. Ce geste viendra récompenser les efforts et l’engagement d’environ 600 000 professionnels de la santé. Il convient de souligner que l’enveloppe diffèrera suivant les établissements, le montant se basant sur la qualité des services.

Les mesures prises par le gouvernement ont été dévoilées à la date promise, mais les concernés restent quand même sceptiques par rapport à la teneur des dispositions prises. Les revendications répétées depuis près de neuf mois n’ont pas obtenu de réponses satisfaisantes. La déception est palpable… Affaire à suivre.

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